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FIRE OF EMOTIONS : GENESIS 





Cette performance, qui continue à être alimentée et reconstruite, aborde la remise en question de l’autorité du vrai sur le faux à travers des exemples tirés des sciences dites dures ; les paradoxes soulevés par le voyage dans le temps et la difficulté éthique de sa « démocratisation », mais aussi le potentiel politique de la pensée spéculative propre à la science- fiction, le capitalisme globalisé comme narration la plus communément admise de notre réalité et les pouvoirs obscures que nous pourrions convoquer pour s’en abstraire. Il y est beaucoup question d’abstraction d’ailleurs – mathématique, émotionnelle ou conceptuelle – ainsi que de sympathie pour l’ombre, au sens de prendre soin de ce que nous ne voyons pas, des espaces d’où peuvent surgir ce dont l’on ne sait encore rien.

- Considérer toute science comme coopération (à des fins non individuelles)

entre des gens du passé du présent et du futur -

 

La narration est en définitive le fond et la forme de la pratique de Pamina de Coulon, et cette fois encore tout prend source dans sa très têtue volonté de (tout) comprendre. Dans GENESIS elle pousse encore plus loin le développement d’un système explicatif qui puisse l’aider à contenir (un peu) l’expansion de l’inconnu, à travers une exploration des implications morales et politiques auxquelles nous sommes inévitablement confronté·e·s lorsque l’impossible devient possible.